Voilà un temps certain…

…que je souhaite traiter d’un sujet autant plébiscité par la masse qu’honni par l’ensemble de mes neurones : le sport. Et quel meilleur moment que celui où tout le monde s’esbaudit devant cinq imbéciles agitant le drapeau grotesque du nationalisme.

Revoyons rapidement les périodiques qui sont sortis pendant les jeux olympiques de ces cinquante  dernières années. Qu’y voit-on ? « Untel, représentant de Tel pays, détient le nouveau record du monde ».  Et ce, régulièrement. Sans blague. Personne ne s’est vraiment demandé si la vie, la Nature, avait eu le temps (en cinquante ans, rappelons-le pour nos lecteurs ayant la malheureuse habitude de trop regarder TF1) de développer un nouvel homme, appelons-le homo sapiens centdixmetrehaiesus, qui pourrait, si jamais l’environnement changeait radicalement, se retrouver au devant de la scène, rendant Homo Sapiens obsolète, à ranger dans des armoires de l’académie de médecine ?

Pour ma part, je vois cette débauche d’effets spéciaux comme un moyen moderne de savoir qui a la plus grosse. Un humoriste anglais ou américain dont le nom m’échappe a très bien souligné le fait que naître à un endroit du globe est un accident génétique. Il est aussi idiot d’être fier d’être né en France ou en Irlande que d’être fier d’avoir une prédisposition au cancer du colon. Non, ce n’est pas George Carlin, mais c’aurait pu être de lui. Je remercie sincèrement les connaisseurs de suivre.

Non mais c’est sérieux ? Cinquante ans seulement, et tous les quatre ans un record du monde battu ? Cessons d’être hypocrites, et encensons enfin les scientifiques des industries pharmaceutiques pour leur intelligence à créer des produits de plus en plus efficaces, et qui sont de moins en moins détectables aux contrôles. Rendons enfin à César ce qui appartient à Calpurnia (Pour les incultes, c’est la dernière femme de Jules césar). Je rêve en secret d’une remise de médaille aux laboratoires Servier, pour sa victoire sur la surpopulation ; Remercions Sanofi pour ses avancées sur le cancer du colon –oui, j’imaginais une course du cancer du colon assez particulière : C’est le dernier vivant qui gagne, évidemment. On peut faire la même avec un concours de bouffe de fraises tagada, des diabétiques, et tous les acteurs de l’industrie pharmaceutique.

Et par-dessus tout, je délivre d’avance la médaille d’or toutes catégories confondues à Pfizer, pour son médicament miracle, le Viagra, qui permet à tous les patients d’Alzheimer de bander pépère, sans vraiment comprendre pourquoi, ni comment.

Alors maintenant que j’ai ouvert votre esprit à un nouvel aspect de ce que vous adulez sans savoir pourquoi, ouvrez-vous, réfléchissez, et par pitié, cessez d’idolâtrer des imbéciles pour des performances qu’ils n’ont pas atteintes de leur seul travail personnel.

Pour vous convaincre, voici une entrevue entre un journaliste et un sportif quelconque. Mettez le nom que vous voudrez, vous vous apercevrez que ça ne change rien.

« Journaliste : – Alors, que pouvez-vous nous dire de votre compétition ? What can you say about the competicheune ?

Le sportif : – C’était bien, mais j’espère faire mieux la prochaine fois. »

Ca sonne familier ? (rire sardonique) C’est normal. Le sportif de haut niveau est incapable de réfléchir par lui-même.

Sur ce, bonne réflexion.