« Benjamin Biolay, le Gainsbourg du pauvre. »

Benjamin Biolay

Benjamin sirotant sensuellement un lait-fraise.

Un physique à mi-chemin entre Lino Ventura et Lorie. La voix de Vincent Delerm sous Kétamine, la rythmique d’un grand corps malade en phase terminale et le regard pénétrant de Francis Holmes. Benjamin Biolay a apparemment tout ce qu’il faut pour incarner la nouvelle scène musicale Française. Poète torturé, écorché par la bassesse des hommes, Benjamin (que tout prédestinait à la clarinette), se lance en 1990 dans la chanson avec son groupe Mateo Gallion et signe son premier single avec EMI en 1995.Ses débuts en solo sont commercialement mitigés même s’il a sa petite notoriété auprès de la jeune bourgeoisie rebelle.

Le grand public le découvre en 2000 grâce à sa collaboration sur « Chambre avec vue » -album de la maturité s’il en est, de feu Henri Salvador- et depuis, un festival de collaboration, de Isabelle Boulay à Françoise Hardy, en passant par une collaboration avec Carla Bruni, tant et tant de collaboration, en voilà un qui n’a pas peur d’être tondu.

C’est grâce à son dernier album, modestement intitulé « la superbe », qu’il a réussi à s’imposer comme LE chanteur des 12-18 à tendances suicidaires, et ce, malgré de flagrantes lacunes en esthétisme capillaire. Il rompt avec l’image type du chanteur de variété grâce à des thèmes bouleversants comme la toxicomanie sentimentale et se démarque définitivement grâce à ses ballades bouleversantes comme : « Tu es mon amour », ou encore «Reviens mon amour », comptines bouleversantes, où il nous ouvre les yeux sur nos aprioris sentimentaux. Somme toute, un album qu’on pourrait qualifier de bouleversant et sentimental, s’il n’y avait cette chanson : « Jaloux de tout » où il crie tout haut ce que tout le monde pense tout haut, complainte subversive qu’il conclue en haranguant les puissants : « J’avais sans doute trop d’amour en moi, j’étais trop jaloux de tout. »

Voilà qui devrait remettre à leur place les clichés bourgeois des relations dominants-dominés.

Cet album lui vaudra d’ailleurs deux victoires de la musique, un globe de cristal et le grade d’Officier des Arts et des Lettres de la république Française. Rassurez-vous, il reste quelques places au panthéon, je me suis renseigné.

Cependant, il serait injuste de juger l’homme uniquement sur son travail.

En effet, Benjamin sait se rendre populaire auprès des amoureux de la musique puisqu’il déclare à Technikart en 2008 : « Le pire, c’est Benabar, sa vision du monde est nauséabonde ».

Et ce n’est pas tout !

Après une vive altercation avec le même Benabar en 2009 dans un restaurant du 7ème arrondissement de Paris, il s’en prend violemment à Christophe Willem en qualifiant son CD de « pire album de l’année ». Reconnaissons-le, l’homme a un coté sympathique.

Alors comment un artiste aussi lucide peut se fourvoyer avec des textes d’une mièvrerie qui ferait passer Barbara Cartland pour Emile Zola ?

La réponse est simple : l’argent, les putes et la coke.

La « Nouvelle scène » à besoin de manger et, visiblement, elle ne se contentera pas d’un subway. Terminées les chansons à texte, il faut faire chialer dans les maternelles, et heureusement pour Benjamin, depuis Nicolas dans « Hélène et les garçons », les incompris rebelles séduisent. Son coté ténébreux en souffrance, il a su en faire un fond de commerce. Il interprétera d’ailleurs un ténébreux en souffrance dans le film très français : « Pourquoi tu pleures ? », film dont il signe aussi la bande originale, avec le single : « Pas la forme »

Vérifiez, c’est vrai.

Décidément, Benjamin a l’air d’être un joyeux luron. Espérons que les petits fours ne lui ôtent pas son talent pour les slogans révolutionnaires et, ensemble, prions pour qu’enfin il trouve l’amour et s’épanouisse dans une relation saine. Souhaitons-lui également bonne chance pour les prochains Césars.

Cordialement

Joëlle Ceccaldi-Raynaud

 

Sa plus belle phrase :

« Cette affaire m’est étrangère »

 

Métier : Maire-Chauffagiste à Puteaux

 

Style : à mi-chemin entre Chantal Goya et Patrick Balkany

 

Les faits qui lui sont reprochés :

 

S’il y en a une qui ne plaisante pas avec l’image en politique, c’est bien Joëlle.

Alors quand le 19 octobre 2011, un journal révèle qu’elle a possédé un compte bancaire aux îles Vierges britanniques -les caïmans du pauvre- avec la bagatelle de quatre millions d’euros dessus, Jojo ne décolère pas.

Quand exprès pour la contrarier, le journaliste ajoute que les sous ont disparu, Jojo fulmine.

Quand on l’accuse d’avoir reçu un dessous de table de 15 Millions d’Euros,  Jojo craque, et au petit matin,  un homme mystérieux achète tous les exemplaires du Canard Enchainé disponibles en ville.

On se dit qu’une telle politique c’est risqué en démocratie mais heureusement, la pétillante sexagénaire déborde d’idées.

Elle a d’ailleurs récemment proposé au conseil municipal de prendre en charges ses frais de justice.

Futée et riche. Dommage qu’elle soit moche.