ATTALI Jacques

La phrase qui l’a sacré vainqueur.

« Tous avec moi ! »

Né le 1er novembre 1943 à Alger

(Quelques jours après sa naissance, la Colombie entre en guerre. Hasard ou coïncidence ?)

Hobby : écrivain publique.

Dès son arrivée à Paris en 1956, Jacques propose ses services à ses camarades de classe. Pour une poignée d’euros, vous pouviez alors avoir un thriller philosophique à votre gloire, idéal pour pécho dans les couloirs de Science-po. Les tarifs auraient augmentés depuis.

Style : mondial-casual.

Ne vous fiez ni à son sourire de playboy ni à son regard paternaliste, Jacques a déjà un lourd passé d’enculé.

A quinze ans, sous l’emprise de la drogue, il se fait élire Conseiller au délégué de classe et parvient à convaincre son supérieur de former un gouvernement lycéen.

Quelques jours plus tard, il décrète l’état d’urgence et fait réduire les temps de pause pour améliorer la productivité.

A  seize ans, il crée sa propre monnaie, l’Attali, et l’impose à ses camarades de classe.

A dix-sept ans, il spécule à la baisse sur l’Attali et pilote l’effondrement du cours de sa monnaie. Il envoie des huissiers chez ses professeurs et camarades pour procéder à la saisie de leurs biens.

Il s’autoproclame alors empereur du Lycée Janson-de-Sailly et est arrêté par les services secrets grâce à l’interception d’un message proposant à Eisenhower et Ben Gourion de servir de base retranchée.

Il est depuis ces évènements le conseiller de tous les présidents.

La magie de Noël

Le must have de Noël : le cric.

24 Décembre 2011, 23h37.

Voilà près de deux millénaires qu’on fête chaque année dans la joie et la ferveur l’ouverture du col de l’utérus de Marie de Nazareth et la mise bas du Christ à minuit, heure de Bethléem. Le tout avec pour seuls témoins, un âne, un bœuf, un ange et Joseph, menuisier-gynécologue.

Ensuite, le gamin grandit, il marche sur l’eau, multiplie les pains, est dénoncé par Judas et crucifié. Heureusement, il ressuscite, monte au ciel et c’est la fête, tends la joue droite et t’auras des chips à l’oignon au dessert.

Je vous la fais courte.

Si vous aimez le résumé, vous adorerez la Bible et si vous en voulez encore, je me permets de vous conseiller la collection « frissons et mystère » aux éditions Hachette jeunesse.

Bref.

Cette année pour Noël, j’avais demandé une fracture ouverte tibia-péroné pour Bernard-Henri Lévy et une balle dans la tempe pour Claude Guéant. J’ai eu une bougie parfumée et un album de Philippe Geluck. J’ai donc décidé de casser mon P.E.L et d’offrir aux Français le plus beau de tous les cadeaux : Zoltan, pétillant Serbe de quatre vingt-dix kilos, expert en fractures ouvertes tibia-péroné.

Je laisse la vie sauve à Claude Guéant pour de basses raisons financières, la balle dans la tempe étant un luxe réservé aux plus nantis d’entre nous. Espérons qu’après la faillite de l’Euro, le meurtre de personnalité par un tiers redevienne accessible à toutes les bourses.

Qu’on soit bien clair, j’adore Bernard Henri Levy.

D’abord parce que c’est un écrivain, romancier, essayiste, metteur en scène, cinéaste, acteur, producteur, homme d’affaires, boulanger, neurochirurgien et chef des armées de talent.

Mais aussi parce qu’on ne peut ôter à l’homme un certain sens de l’humour notamment dans son très bon sketch sur l’armée Israélienne qui demeure la seule armée démocratique où, du haut en bas de la hiérarchie, on se pose des questions morales.

Souvenons-nous de la très pacifique opération « paix en Galilée » et rions un peu avec Bernard.

Relisons son très bon livre « de la guerre en philosophie » fondée sur les pensées de Jean-Baptiste Botul, philosophe créé par un journaliste du canard enchaîné et rions encore avec le meilleur comique qu’il nous reste.

Seulement voilà, depuis quelques temps, Bernard a pris un peu trop la confiance.

Après la « Nouvelle philosophie » – qu’on pourrait décrire comme un ramassis de conneries vomi anarchiquement sur les pages vierges d’un livre innocent qu’on éditera par la suite chez Grasset tant qu’à faire, puisqu’on y siège au conseil d’administration – Après cette « Nouvelle philosophie » donc,  Bernard se la joue Sartre et applique sur le terrains ses idées révolutionnaires, c’est la naissance de la « Nouvelle philosophie de terrain ».

Notons au passage que cette dernière s’inspire très largement de la « Nouvelle philosophie », ingérence diplomatique en plus.

Quatre œuvres philosophiques majeures déféquées entre 2010 et 2011, Bernard est prolixe. Pourtant, Guillaume Musso l’a déjà prouvé : Un livre écrit en 6 mois, c’est de la merde. Alors quand BHL s’attaque à la Libye il n’hésite pas, il boucle l’ouvrage en quelques semaines. Par chance, Bernard, c’est un peu comme les scoubidous, dans quelques années tout le monde s’en battra les couilles avec des raquettes en bois.

Il a inventé la fast-philosophie, la philo à usage unique et grâce à lui, nombreux sont les clochards qui dorment au chaud sur les pages déchirées d’American vertigo, élu par « The Economist »  le pire livre sur les Etats Unis écrit à ce jour.

Ne soyons pas trop durs avec Bernard, il prend soin de nos pauvres et Voltaire ne peut pas en dire autant.

 

Cordialement

Pierre-Emmanuel Barré

Et Christine Bravo créa la femme.

« L’origine du monde », version de Julien Courbet

Je me suis récemment replongé dans la comédie humaine, 137 œuvres regroupées en 26 tomes, environ 17.000 pages rédigées en Times New Roman 8, un pamphlet sociétal jamais égalé qui nous rappelle que du temps de Balzac aussi, on n’avait pas grand-chose à foutre. Gageons que si Honoré avait eu TF1, il aurait préféré Secret Story à l’étude sociologique et la forêt amazonienne ne s’en porterait que mieux.

Fort heureusement, tout cela n’a rien à voir avec le sujet du jour.

« Femme, femme, femme, fais-nous voir le ciel / Femme, femme, femme, fais-nous du soleil »  fredonnait Serge Lama avec un entrain qui ferait passer Patrick Sébastien pour Grand corps malade.

Oui.

Mais Serge chantait aussi Je suis malade, complètement malade.

Comme quoi, à trop se faire du soleil on repart avec la syphilis.

Non contentes d’être un dangereux vecteur de maladies toutes plus dégueulasses les unes que les autres, tout le monde le sait, les femmes ont également été envoyées sur terre par Christine Bravo pour nous détruire.

Schopenhauer le disait mieux que moi, les femmes, ça craint.

Leurs petit corps frêles et affriolants cachent en réalité d’ignobles prédateurs déshumanisés et dominateurs. Vous auriez dû vous en douter depuis bien longtemps, aveuglés que vous êtes par leurs organes reproducteurs, les indices ne manquaient pas :

  • Parfum pour masquer maladroitement leur odeur fétide.
  • Maquillage pour camoufler une peau écailleuse et rebutante
  • Des pertes de sang qui plongeraient un éléphant d’Afrique dans le coma et qu’elles subissent régulièrement avec un sourire narquois.
  • Un incroyable talent pour l’hypocrisie, la manipulation mentale et la dissimulation.

« Les femmes, ça craint rien, j’en ai une à la maison » me disait l’autre jour Guillaume Meurice, un ami au physique extrêmement disgracieux.

Comme d’habitude, il se trompe, et il fera moins son malin quand il sera réduit à faire la vaisselle.

Alors que faire ?

Un rapide coup d’œil sur le code civil nous informe que les recours légaux sont minces, visiblement, leur plan est bien huilé. Ces dernières décennies, l’Europe Occidentale a pris un retard considérable en matière de droit de la femme sur des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Liban.

La lourde machinerie judiciaire a été détruite de l’intérieur par des agents infiltrés comme Edith Cresson ou Isabelle Alonso qui, grâce à un physique avantageux, ont permis à la gente toute entière de s’insinuer dans les mailles d’une société virile et chaleureuse, contournant à la fois les lois divines et la logique Darwinienne.

Nous sommes faits comme des rats, c’est une question de temps.

L’unique solution consisterait à sélectionner quelques femelles reproductrices, choisies par les soins d’une commission que je me propose de présider et de lyophiliser les autres afin de construire à moindre coût des habitations écologiques en brique de femmes.

Cordialement

Pierre-Emmanuel Barré

 

Contre la pédophilie, armons nos enfants.

à Outreau, on attend les touristes de pied ferme.

Écoute-moi bien espèce de malade, me  murmure Bernard-Henri, tu vas nous détacher, Arielle et moi, et tu vas immédiatement ôter l’intégrale de la comédie humaine de nos anus.

Son œil fonctionnel se pose sur le canon du 357 Magnum.

Deux coups de feu claquent, assourdis par d’épais murs.

Quelques pigeons s’envolent sans bruit, boulevard Saint-Germain.

Paris se réveille et deux corps fumants s’éloignent peu à peu, porté par l’eau noire des égouts.

Pierre Perret défèque sur le capot de ma Clio©.

Je me réveille, glacé de sueur.

 

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« Vous êtes stérile ? Bien fait. »

Fin de la publicité.

 

Comme dit Arlette Chabot , « Il n’y a pas d’heure pour l’apéro »

Et elle a bien raison mais le sujet du jour est bien plus léger puisque nous abordons le problème du tourisme sexuel. Malgré l’incroyable effort fourni par les cafetiers, les hôteliers, les parisiens et surtout, les chauffeurs de taxi* 1, la France reste depuis plus de vingt ans la principale destination touristique mondiale.

Chaque année, ils sont près de 80 millions à venir utiliser nos toilettes, voler des places assises à nos vieilles et donner de l’argent à nos clochards.

Mais la France est elle armée pour faire face à la concurrence grandissante de certains pays d’Afrique ou d’Asie qui n’hésitent pas à sacrifier la virginité de leur progéniture pour appâter le chaland ?

Non, bien entendu.

Pourtant le tourisme représente près de 60 milliards de dollars pour l’économie Française et tôt ou tard, il faudra se serrer la ceinture ou desserrer celle de nos enfants. Les Français n’ayant clairement pas l’intention d’abaisser leur niveau de vie, il est important d’envisager dès maintenant l’entrée de la France sur le marché en plein essor du tourisme sexuel.

Comment ne pas reproduire les erreurs commises par les pays précurseurs du genre ?

Comment résoudre les problèmes d’hygiène ?

Comment mettre en avant un produit labellisé français, du terroir ?

Comment passer outre une législation sévère, écrite par des puritains soixante-huitards ?

Comment rester le pays de Voltaire quand on viole nos enfants dans de gigantesques complexes balnéaires et que Marc Levy est en tête des ventes?

Telles sont les questions auxquelles nous devrons répondre durant ces prochaines années, si nous voulons tous un téléviseur 3D. C’est pourquoi je mets en place dès maintenant un grand grenelle du tourisme sexuel afin de proposer aux routards de demain une alternative nationale, ludique et concurrentielle. Chaque citoyen est invité à se joindre au débat.

Cordialement

Pierre-Emmanuel Barré

 

 

 

Notes:

  1. Qu’ils soient damnés pour l’éternité, que leurs corps soient souillés, qu’on les enterre la tete dehors et qu’on les utilise comme toilettes publique, que leur familles soient violés par Jean Roucas.

Israël – Palestine, l’effroyable Vérité.

Un rabbin apprenant l’effroyable nouvelle.

La nouvelle est tombée comme un couperet le 29 Février 2009, mais je l’apprends à l’instant.

Tom, le charismatique leader du groupe Tokio Hotel a été admis d’urgence à l’hôpital de Hambourg pour un herpès génital aggravé.

Il semblait pourtant peu probable à la communauté scientifique que le jeune homme soit apte à s’accoupler au vu de son taux de testostérone inhabituel, mais si les voies du seigneur sont impénétrables, il s’avère que celles des fans sont tout à fait praticables.

Même si le pronostic vital n’était pas engagé, la dépêche, publiée à 22h par l’AFP avait de quoi alarmer les aficionados du groupe. Philippe Manoeuvre  lui-même aurait fait part de sa vive inquiétude aux proches de la victime.

Hélas, il fallait s’y attendre, le lendemain, à l’aube, l’attachée de presse du groupe annonçait à la face du monde avec une voix pleine d’amertume le non-décès de Tom, provocant un vif désarroi dans les rangs de l’intelligencia européenne.

Les funérailles n’auront pas lieu, et c’est bien dommage. Un tragique destin à la Jim Morrison aurait sans doute contribué à rendre le groupe immortel.

Tout cela n’a strictement rien à voir avec le sujet de la chronique, mais il est toujours plaisant de rire du malheur de Tokio Hotel, surtout quand il s’agit d’infections uro-génitales.

 

Pierre-Emmanuel Barré

 

 

Marc Levy ou le potentiel burlesque de la mine antipersonnel.

Marc Levy, icône humoristique

Des « gueules cassées » de 14-18 aux Cambodgiens de Pol Pot, l’estropié a très largement contribué à l’évolution du comique de situation jusqu’à notre ère. S’il est vrai que la perte d’une jambe est indéniablement un petit pas pour l’homme, elle est très certainement un bond de géant pour le stand up.

Le public européen a longtemps été victime inconsciente d’un bon goût normalisé, imposé par Sébastien Folin, Olivia Adriaco et leurs réjouissants comparses de Vidéogag©.

La prise de contact virile entre un sapin et une luge transportant un nourrisson était alors le sommet du raffinement en manière d’humour. On se tordait alors de rire devant le deltaplaniste un peu gauche, se retrouvant nez à nez avec une bergerie en granit, on évoquait avec un sourire la fracture ouverte tibia-péroné du skieur facétieux et Jean-Jacques Devos galvanisait les foules avec son sketch sur le vagin des prostituées thaïlandaises, c’était le bon temps.

S’afficher en public avec un bras ou une jambe manquante était alors considéré comme un impardonnable manquement aux règles du savoir-vivre. Il était inimaginable pour le manchot lambda de profiter d’un plaisir aussi succinct qu’un dîner entre ami chez Léon de Bruxelles, ne serait-ce qu’à cause des rince-doigts.

En Janvier 1997, Lady Diana, princesse de Galles et donneuse d’organes, tente, lors de son voyage en Angola en tant qu’ambassadrice de la croix rouge, d’intégrer les unijambistes au paysage audiovisuel européen.

C’est une réussite. Le public français est conquis et en redemande. L’handi-humour est né.

L’année suivante, Christophe Dugarry fait éclater de rire des millions de téléspectateurs avec un sketch acidulé racontant les tribulations d’un footballeur tétraplégique se retrouvant malencontreusement dans la sélection nationale.

Les codes de l’humour sont bouleversés, les stars du rire de l’époque comme Vincent Lagaf, sont prises de court par le phénomène et la scène comique française réclame de la fraîcheur.

Elle la trouve dans l’excellente série « les filles d’à coté » ou Adeline Blondeau interprète avec brio le rôle d’une myopathe ; ou dans le fameux trio de comiques moteurs cérébraux les très subversifs 2be3, longtemps copiés mais jamais égalés.

Le tsunami humoristique est en marche, Christopher Reeves, Stephen Hawkins et Passe-Partout trustent les écrans, les frères Bogdanov électrisent les ménagères, et Mimie Mathy transcende la subversion en transposant à l’écran l’histoire d’une naine magique, qui intervient dans la vie des gens pour leur indiquer la voie. C’est Big Brother en petit et en féminin, ça donnerai un truc comme little sister, mais peu importe, George Orwell avait raison.

Tout le monde se lance dans l’handi-humour avec plus ou moins de réussite : Vincent Delerm et son piano, Christophe Maé, Philippe Risoli, même Bernard-Henri Levy (d’humeur visiblement badine ce jour-là) pousse la blague jusqu’à épouser Arielle Dombasle, formant ainsi le couple le plus désopilant de l’histoire.

Mais le pape de l’handi-humour d’aujourd’hui reste incontestablement Marc Levy. Son premier livre : « et si c’était vrai » reçoit le prestigieux prix des casinos Lucien Barrière et fait l’effet d’une bombe dans le milieu de l’édition. S’en suivent « Où es-tu ? » et  « Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites » des best sellers.

Ses pamphlets, acérés et sophistiquées, parfois haineux traduisent une immense souffrance et une vision psycho-pathologique du monde qui l’entoure.

Il ouvre la voie à tous ceux qui y croient malgré des déficits intellectuels flagrants, il est la lumière qui guide les myopathes de l’humour vers leur public, il est l’espoir de toute une génération d’estropiés du rire, de ceux qui font rire avec un tel naturel qu’ils ne s’en rendent même pas compte.

 

Cordialement,

Pierre-Emmanuel Barré