Copie qu’on forme.

Occident : ensemble des nations supérieures, des puissances économiques dominantes. Espace géopolitique d’où émane le génie de la modernité, la grandeur de l’Homme nouveau, l’avant garde éclairée de la civilisation. Berceau des avancées technologiques les plus  significatives des derniers siècles : l’électricité, la Laguna diesel, le steak tartare et la bombe nucléaire. Empire du savoir et du bon goût, par opposition aux peuplades barbares, et incultes peuplant les autres terres de la planète, incapables de faire la différence entre un chef d’œuvre de Marc Lévy et une fiente de pigeon.

« L’Histoire est toujours écrite par les puissants » se lamente-t-on entre deux louches de caviar au café de Flore. « Et pour cause ! Lorsque les tribus primitives prennent la plume, c’est pour se la mettre dans le cul ! » plaisante-t-on lorsque l’ambiance se fait plus conviviale, plus propice aux confidences. Les journalistes, économistes et autres observateurs de la marche du monde sont pourtant témoins depuis quelques décennies d’un phénomène qui tend à flatter l’égo de l’éminence hégémonique. Quelques nations, tels le Brésil, la Chine, ou l’Inde, tentent d’imiter notre modèle de développement pour, à leur tour, goûter aux joies de la suprématie rutilante. En bons historiens du présent, ils nomment ces audacieuses contrées, les pays émergents. Des pays surgis du néant pour se précipiter dans le vide.

À eux les téléviseurs couleurs plasmas, les grands prix de Formule 1, les appareils à raclette, les stock-options et les subprimes, les tapis de douche antidérapants Ikéa, les Maxi best of Big Mac Huile de Palme, les brosses à dents électriques à régulateur de fluor, les mélopées de David Guetta, l’accès à chiennesenchaleur.com illimité, le poker en ligne avec les conseils de Patrick Bruel traduits en 127 langues, les concours de tuning pour camion… Et à eux également, une espérance de vie plus longue !! Antidépresseurs vendus séparément.

Bienvenue donc à tous ces nouveaux pays qui nous font l’honneur de tenter de nous ressembler, et grâce à qui nous nous sentirons bientôt moins seuls dans l’impasse. Un mimétisme mortifère qui n’est pas sans poser la question des limites de l’imitation.

Un exemple inédit de servitude volontaire, de colonialisme consenti. Un mode de vie peu compatible avec un épanouissement durable de l’ensemble des habitants de la planète. Un modèle de développement économique basé sur l’exploitation des plus faibles. Avilissant l’Homme et son environnement, souillant peu à peu l’espace vital encore disponible. Altérant, détériorant, rongeant.

Oxydant.

Guillaume Meurice.

Nos futurs.

27 juillet de l’an 147 653. Planète Terre. La journée de fouille touchait à sa fin. Un à un, les extraterrestres regagnaient leur base avec le sentiment du devoir accompli. Aujourd’hui encore, les découvertes de traces de civilisation humaine avaient permis de mettre à jour de nouvelles données, facilitant la compréhension de cette espèce éteinte depuis quelques dizaines de milliers d’années. On savait désormais, qu’elle était capable de se tenir debout sur ses membres inférieurs, fabriquer des objets, jouer de la musique, peindre, écrire, élaborer des processus complexes, et participer à Secret Story.

Alors qu’un crépuscule naissant invitait le dernier individu à hâter son allure, il trébucha soudainement sur un objet non encore identifié. En réalité, une affiche, qu’il parvint immédiatement à dater du deuxième millénaire, portant l’énigmatique inscription « Il est impératif de marcher 20 minutes par jour ». Une injonction inédite qui suscita en lui bon nombre d’interrogations. Que risquait donc l’espèce humaine dans le cas contraire ? Avait-elle, à un moment de son Histoire, besoin de se rappeler qu’elle avait des jambes et qu’il était souhaitable qu’elle les utilise ? Devait-on s’attendre à d’autres découvertes de ce type ? « Il est conseillé de respirer régulièrement » ? « Uriner, c’est la santé » ?

Circonspect, il ramassa délicatement l’étrange recommandation, conscient de l’importance de sa trouvaille, et déterminé à la soumettre à l’expertise rigoureuse de son équipe. Lorsqu’il arriva auprès d’elle, une agitation frénétique semblait avoir gagné les esprits. « Que se passe-t-il ? » s’enquit avec empressement l’humanologue. « On vient de découvrir un étrange objet ressemblant à un tapis roulant que les Hommes semblaient utiliser, non pas pour se déplacer, mais pour courir en sens inverse », lui répondit un collègue. Et d’ajouter « Où voulaient-ils en venir en fuyant ainsi sur place ? »

Lorsqu’il exposa à son tour l’écriteau, la surprise générale n’en fut que plus saisissante. « Impossible de trouver une logique comportementale ! » affirma-t-il. « Nous classerons ces deux objets dans la catégorie des grands mystères de l’humanité. Avec les paquets de cigarettes flanquées de la mention Fumer tue, les incitations à consommer de l’alcool en grande quantité mais avec modération, les documents officiels subventionnant l’agriculture industrielle et les publicités du ministère vantant les mérites du bio. Nous ne sommes pas à l’abri de découvrir tantôt des pistolets portant l’étiquette Attention ne pas appuyer sur la gâchette si une tierce personne se situe dans l’axe du canon !! ».

« Décidément, nous ne sommes pas au bout de nos peines. J’ai bien peur que nous ne connaissions jamais le fin mot de la fin de cette civilisation aussi étonnante qu’absurde, aussi intelligente que grotesque… ». Trop évidente, trop éclatante, trop éblouissante, la preuve était pourtant là devant eux ; l’unique raison de la disparition totale de l’espèce humaine : la connerie.

Guillaume Meurice.

Comédie dramatique.

La magie du cinéma. Ce miroir aux reflets changeants d’un monde en perpétuelle révolution. Réfléchissant avec fracas, stupeur ou compassion les turpitudes d’une époque contrastée. Une formidable machine à émotions qui, tous les ans, se réunit à l’occasion du prestigieux Festival de Cannes, pour défiler en smokings ou robes de gala, vénérer le culte du Moi et péter dans la soie.

Champagne, cocktails, yachts, hélicoptères, jets privés, hôtels de luxe et autres sacrifices indispensables pour ces héroïnes et héros des temps modernes qui consacrent leur destinée à révéler la nature humaine. Ces braves intrépides qui donnent de leur personne pour tenter d’insuffler un semblant de morale et d’éthique dans ce monde vil et cynique, et qui connaissent mieux que personne pour les avoir incarnés – donc éprouvés dans leur chair -, les injustices, les inégalités, et la violence quotidienne. Alors, durant ces quelques jours dédiés au faste des paillettes et du glamour, contraints de vivre dans le luxe et l’opulence, il est aisé de s’imaginer, même s’ils ne paient rien, combien il doit leur en coûter.

Comble de l’ironie fâcheuse, cette année au programme, un film intitulé « L’ivresse de l’argent » dont le résumé s’achève sur une description d’un personnage principal qui tente de « survivre dans cet univers où argent, sexe et pouvoir sont rois ». Quand la réalité rattrape la fiction. Quand l’esprit de ces prétendues festivités se trouve consignées dans une œuvre elle même présentée lors du festival. Dans une sournoise mise en abyme où la cohérence a touché le fond, chaque marche gravie par quelque fortuné foulant le tapis rouge l’éloigne du nécessaire, de l’essentiel, de la base.

En d’autres temps, il était convenu d’admirer des femmes et des hommes qui bouleversaient le monde par leurs faits et gestes. Puis, est venu l’heure d’idolâtrer celles et ceux qui font mine d’être dans l’action. Qui mettent en scène des simulacres au nom du sacro-saint divertissement. Qui imaginent des histoires en lieu et place de faire l’Histoire.

Selon Shakespeare, « Le monde entier est une scène et les hommes et les femmes ne sont que des acteurs ». Certains squattent les premiers rôles tandis que d’autres font acte de figuration. Un malheureux fouille les poubelles de l’hôtel Martinez, prenant garde de ne pas réveiller le réalisateur dormant du sommeil du brave ; de celui qui vient d’obtenir la palme d’or pour avoir parfaitement su saisir en cinémascope toute la misère du monde.

Silence. Ça tourne. En rond.

Guillaume Meurice.

 

Voter à blanc

 

Le 22 avril prochain, la foule citoyenne aux urnes est convoquée. Parmi elle, nombreux sont celles et ceux qui s’y rendront avec la ferme intention de faire entendre leur voix. Après mure réflexion, par simple tradition, par peur ou par envie, avec joie ou bien dépit, leur choix se portera sur l’une ou l’un des candidats déclarés à la présidence de la République. Hormis cependant pour celles et ceux qui, mécontents de l’offre disponible, préfèreront clamer leur immaculée consternation par un vote comptabilisé comme blanc.

 

Car comptabilisé il le sera. Avec les bulletins dits nuls et contrairement à ce que prétendent régulièrement certains experts en plateaux télés davantage qu’en droit constitutionnel. Simplement, il ne sera naturellement pas pris en compte dans les suffrages exprimés. Et comment pourrait-il en être autrement ? Qu’exprime une feuille blanche ? Un bulletin vierge ? Sinon le simple fait de considérer un choix comme le renoncement à toute idée de pureté.

 

Car évidemment, sauf à se présenter soi même, aucun candidat ne sera jamais l’exact reflet de sa pensée et de ses propres attentes. Dès lors, il s’agit pour tout un chacun d’envisager et de jauger ses accointances et ses affinités avec le programme, le parcours, la personnalité de telle ou tel postulant à la fonction suprême. Du communisme au nationalisme en passant par le centre mou et la droite dure, être en désaccord total avec l’ensemble des propositions relève de la mauvaise foi. Combien faudrait-il alors d’aspirants pour contenter l’ensemble du corps électoral ? Le double ? Le triple ? Que désire réellement l’esprit chagrin dont aucune candidature ne trouve grâce à ses convictions ? Demanderait-il la lune que Jacques Cheminade s’empresserait de promettre de la décrocher.

 

La reconnaissance du vote blanc comme un suffrage exprimé continue pourtant d’être réclamée avec insistance par quelques associations citoyennes. Considérée comme une manifestation nécessaire du vote contestataire, elle permettrait de sonder l’état de la démocratie française en faisant annuler le scrutin en cas de majorité relative. Avec une issue pour le moins étonnante : recommencer l’élection en évinçant les participants déchus. Considérant sans doute que d’une génération spontanée de dirigeants politiques vertueux surgira, lors de cette seconde consultation, la femme ou l’homme providentiel, sauveur de la représentation nationale, tel un preux et loyal chevalier. Blanc.

 

Si la pratique de la politique ne se limite pas aux rendez-vous électoraux, ils n’en demeurent pas moins des instants décisifs pour l’avenir d’un pays. L’engagement est d’autant plus pénible que le choix est délicat. Certes, en tombant amoureux d’un fantasme, aucune chance d’être cocu. En refusant de choisir, impossible de se tromper.

 

Mais en ne disant rien, le risque est grand de ne pas être entendu.

 

Guillaume Meurice

« Benjamin Biolay, le Gainsbourg du pauvre. »

Benjamin Biolay

Benjamin sirotant sensuellement un lait-fraise.

Un physique à mi-chemin entre Lino Ventura et Lorie. La voix de Vincent Delerm sous Kétamine, la rythmique d’un grand corps malade en phase terminale et le regard pénétrant de Francis Holmes. Benjamin Biolay a apparemment tout ce qu’il faut pour incarner la nouvelle scène musicale Française. Poète torturé, écorché par la bassesse des hommes, Benjamin (que tout prédestinait à la clarinette), se lance en 1990 dans la chanson avec son groupe Mateo Gallion et signe son premier single avec EMI en 1995.Ses débuts en solo sont commercialement mitigés même s’il a sa petite notoriété auprès de la jeune bourgeoisie rebelle.

Le grand public le découvre en 2000 grâce à sa collaboration sur « Chambre avec vue » -album de la maturité s’il en est, de feu Henri Salvador- et depuis, un festival de collaboration, de Isabelle Boulay à Françoise Hardy, en passant par une collaboration avec Carla Bruni, tant et tant de collaboration, en voilà un qui n’a pas peur d’être tondu.

C’est grâce à son dernier album, modestement intitulé « la superbe », qu’il a réussi à s’imposer comme LE chanteur des 12-18 à tendances suicidaires, et ce, malgré de flagrantes lacunes en esthétisme capillaire. Il rompt avec l’image type du chanteur de variété grâce à des thèmes bouleversants comme la toxicomanie sentimentale et se démarque définitivement grâce à ses ballades bouleversantes comme : « Tu es mon amour », ou encore «Reviens mon amour », comptines bouleversantes, où il nous ouvre les yeux sur nos aprioris sentimentaux. Somme toute, un album qu’on pourrait qualifier de bouleversant et sentimental, s’il n’y avait cette chanson : « Jaloux de tout » où il crie tout haut ce que tout le monde pense tout haut, complainte subversive qu’il conclue en haranguant les puissants : « J’avais sans doute trop d’amour en moi, j’étais trop jaloux de tout. »

Voilà qui devrait remettre à leur place les clichés bourgeois des relations dominants-dominés.

Cet album lui vaudra d’ailleurs deux victoires de la musique, un globe de cristal et le grade d’Officier des Arts et des Lettres de la république Française. Rassurez-vous, il reste quelques places au panthéon, je me suis renseigné.

Cependant, il serait injuste de juger l’homme uniquement sur son travail.

En effet, Benjamin sait se rendre populaire auprès des amoureux de la musique puisqu’il déclare à Technikart en 2008 : « Le pire, c’est Benabar, sa vision du monde est nauséabonde ».

Et ce n’est pas tout !

Après une vive altercation avec le même Benabar en 2009 dans un restaurant du 7ème arrondissement de Paris, il s’en prend violemment à Christophe Willem en qualifiant son CD de « pire album de l’année ». Reconnaissons-le, l’homme a un coté sympathique.

Alors comment un artiste aussi lucide peut se fourvoyer avec des textes d’une mièvrerie qui ferait passer Barbara Cartland pour Emile Zola ?

La réponse est simple : l’argent, les putes et la coke.

La « Nouvelle scène » à besoin de manger et, visiblement, elle ne se contentera pas d’un subway. Terminées les chansons à texte, il faut faire chialer dans les maternelles, et heureusement pour Benjamin, depuis Nicolas dans « Hélène et les garçons », les incompris rebelles séduisent. Son coté ténébreux en souffrance, il a su en faire un fond de commerce. Il interprétera d’ailleurs un ténébreux en souffrance dans le film très français : « Pourquoi tu pleures ? », film dont il signe aussi la bande originale, avec le single : « Pas la forme »

Vérifiez, c’est vrai.

Décidément, Benjamin a l’air d’être un joyeux luron. Espérons que les petits fours ne lui ôtent pas son talent pour les slogans révolutionnaires et, ensemble, prions pour qu’enfin il trouve l’amour et s’épanouisse dans une relation saine. Souhaitons-lui également bonne chance pour les prochains Césars.

Cordialement

La magie de Noël

Le must have de Noël : le cric.

24 Décembre 2011, 23h37.

Voilà près de deux millénaires qu’on fête chaque année dans la joie et la ferveur l’ouverture du col de l’utérus de Marie de Nazareth et la mise bas du Christ à minuit, heure de Bethléem. Le tout avec pour seuls témoins, un âne, un bœuf, un ange et Joseph, menuisier-gynécologue.

Ensuite, le gamin grandit, il marche sur l’eau, multiplie les pains, est dénoncé par Judas et crucifié. Heureusement, il ressuscite, monte au ciel et c’est la fête, tends la joue droite et t’auras des chips à l’oignon au dessert.

Je vous la fais courte.

Si vous aimez le résumé, vous adorerez la Bible et si vous en voulez encore, je me permets de vous conseiller la collection « frissons et mystère » aux éditions Hachette jeunesse.

Bref.

Cette année pour Noël, j’avais demandé une fracture ouverte tibia-péroné pour Bernard-Henri Lévy et une balle dans la tempe pour Claude Guéant. J’ai eu une bougie parfumée et un album de Philippe Geluck. J’ai donc décidé de casser mon P.E.L et d’offrir aux Français le plus beau de tous les cadeaux : Zoltan, pétillant Serbe de quatre vingt-dix kilos, expert en fractures ouvertes tibia-péroné.

Je laisse la vie sauve à Claude Guéant pour de basses raisons financières, la balle dans la tempe étant un luxe réservé aux plus nantis d’entre nous. Espérons qu’après la faillite de l’Euro, le meurtre de personnalité par un tiers redevienne accessible à toutes les bourses.

Qu’on soit bien clair, j’adore Bernard Henri Levy.

D’abord parce que c’est un écrivain, romancier, essayiste, metteur en scène, cinéaste, acteur, producteur, homme d’affaires, boulanger, neurochirurgien et chef des armées de talent.

Mais aussi parce qu’on ne peut ôter à l’homme un certain sens de l’humour notamment dans son très bon sketch sur l’armée Israélienne qui demeure la seule armée démocratique où, du haut en bas de la hiérarchie, on se pose des questions morales.

Souvenons-nous de la très pacifique opération « paix en Galilée » et rions un peu avec Bernard.

Relisons son très bon livre « de la guerre en philosophie » fondée sur les pensées de Jean-Baptiste Botul, philosophe créé par un journaliste du canard enchaîné et rions encore avec le meilleur comique qu’il nous reste.

Seulement voilà, depuis quelques temps, Bernard a pris un peu trop la confiance.

Après la « Nouvelle philosophie » – qu’on pourrait décrire comme un ramassis de conneries vomi anarchiquement sur les pages vierges d’un livre innocent qu’on éditera par la suite chez Grasset tant qu’à faire, puisqu’on y siège au conseil d’administration – Après cette « Nouvelle philosophie » donc,  Bernard se la joue Sartre et applique sur le terrains ses idées révolutionnaires, c’est la naissance de la « Nouvelle philosophie de terrain ».

Notons au passage que cette dernière s’inspire très largement de la « Nouvelle philosophie », ingérence diplomatique en plus.

Quatre œuvres philosophiques majeures déféquées entre 2010 et 2011, Bernard est prolixe. Pourtant, Guillaume Musso l’a déjà prouvé : Un livre écrit en 6 mois, c’est de la merde. Alors quand BHL s’attaque à la Libye il n’hésite pas, il boucle l’ouvrage en quelques semaines. Par chance, Bernard, c’est un peu comme les scoubidous, dans quelques années tout le monde s’en battra les couilles avec des raquettes en bois.

Il a inventé la fast-philosophie, la philo à usage unique et grâce à lui, nombreux sont les clochards qui dorment au chaud sur les pages déchirées d’American vertigo, élu par « The Economist »  le pire livre sur les Etats Unis écrit à ce jour.

Ne soyons pas trop durs avec Bernard, il prend soin de nos pauvres et Voltaire ne peut pas en dire autant.

 

Cordialement

Pierre-Emmanuel Barré

Siècle vicieux

L’argent ne fait pas le bonheur. Exclusion, solitude, névroses. Tel est le sombre quotidien de nantis angoissés. Le succès suscite l’envie. La chance provoque la jalousie. L’opulence induit l’isolement. Chaque individu amené un jour à tutoyer les cimes de la notoriété, de la réussite, du pouvoir, connaitra irrémédiablement ces cruels tourments d’infortunés millionnaires. Pauvres riches…

 

Heureusement, des âmes charitables et solidaires se battent sans relâche pour empêcher le désespoir de gagner les plus puissants d’entre nous. C’est le cas d’une association dénommée Le Siècle qui, chaque dernier mercredi du mois, au sein du palace parisien Le Crillon, réunit tout ce que la France compte de journalistes à succès, de politiques en place, de femmes et d’hommes d’affaires influents. Loin du tourbillon de l’actualité. De la folie médiatique. Juste le temps d’une pause salvatrice, en compagnie de l’élite de la Nation, autour d’un bon repas chaud. La crème de la crème. Les grosses légumes. Bref, le gratin.

 

Rien ne filtre de ce qui se passe réellement lors de cette soirée sobrement intitulée Le dîner du Siècle. Quand un puissant rencontre un autre puissant, que se racontent-ils ?

« - Vous en faites pas pour votre histoire de copain vendeur d’armes monsieur Copé. Je vous inviterai dans mon émission pour parler d’autre chose.

- Alors toi t’es vraiment chouette Elkabbach ! Dis Lagardère t’entends ça ?

- Bien sûr qu’il est chouette, il bosse dans une de mes radios. À ton pote marchand d’armes, je peux lui faire des prix si tu veux. J’en vends aussi…

- Génial ! Tenez, je vous ai ramené des cadeaux… Fiscaux, évidemment ! »

Sans nul doute, l’entraide, la fraternité, et la camaraderie prennent le pas sur les ambitions individuelles et la compétition économique. Faites l’amitié, pas la guerre. Les intérêts d’un conflit s’arrêtent là où commencent les conflits d’intérêt.

 

Bien sûr quelques esprits chagrins, jaloux du succès d’une telle œuvre désintéressée et philanthropique, tentent régulièrement de venir troubler la fête. Des miséreux et nécessiteux de ce pays, aveuglés par leur égoïsme outrageant, incapables d’entendre le malaise et la souffrance de la classe dominante. Des individus toutefois rapidement pris en charge par une police nationale garante d’une mission de service public de protection des plus faibles.

 

Regrettons que bon nombre de citoyennes et citoyens déplorent le fait d’être ainsi exclus du cercle des prises de décision, et éprouvent la sensation de ne plus avoir le choix qu’entre la peste et le choléra. La peste et le choléra qui, s’ils veulent bien se laisser inviter lors du prochain dîner du Siècle, permettraient d’en finir définitivement avec l’oligarchie.

 

Guillaume Meurice

Et Christine Bravo créa la femme.

« L’origine du monde », version de Julien Courbet

Je me suis récemment replongé dans la comédie humaine, 137 œuvres regroupées en 26 tomes, environ 17.000 pages rédigées en Times New Roman 8, un pamphlet sociétal jamais égalé qui nous rappelle que du temps de Balzac aussi, on n’avait pas grand-chose à foutre. Gageons que si Honoré avait eu TF1, il aurait préféré Secret Story à l’étude sociologique et la forêt amazonienne ne s’en porterait que mieux.

Fort heureusement, tout cela n’a rien à voir avec le sujet du jour.

« Femme, femme, femme, fais-nous voir le ciel / Femme, femme, femme, fais-nous du soleil »  fredonnait Serge Lama avec un entrain qui ferait passer Patrick Sébastien pour Grand corps malade.

Oui.

Mais Serge chantait aussi Je suis malade, complètement malade.

Comme quoi, à trop se faire du soleil on repart avec la syphilis.

Non contentes d’être un dangereux vecteur de maladies toutes plus dégueulasses les unes que les autres, tout le monde le sait, les femmes ont également été envoyées sur terre par Christine Bravo pour nous détruire.

Schopenhauer le disait mieux que moi, les femmes, ça craint.

Leurs petit corps frêles et affriolants cachent en réalité d’ignobles prédateurs déshumanisés et dominateurs. Vous auriez dû vous en douter depuis bien longtemps, aveuglés que vous êtes par leurs organes reproducteurs, les indices ne manquaient pas :

  • Parfum pour masquer maladroitement leur odeur fétide.
  • Maquillage pour camoufler une peau écailleuse et rebutante
  • Des pertes de sang qui plongeraient un éléphant d’Afrique dans le coma et qu’elles subissent régulièrement avec un sourire narquois.
  • Un incroyable talent pour l’hypocrisie, la manipulation mentale et la dissimulation.

« Les femmes, ça craint rien, j’en ai une à la maison » me disait l’autre jour Guillaume Meurice, un ami au physique extrêmement disgracieux.

Comme d’habitude, il se trompe, et il fera moins son malin quand il sera réduit à faire la vaisselle.

Alors que faire ?

Un rapide coup d’œil sur le code civil nous informe que les recours légaux sont minces, visiblement, leur plan est bien huilé. Ces dernières décennies, l’Europe Occidentale a pris un retard considérable en matière de droit de la femme sur des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Liban.

La lourde machinerie judiciaire a été détruite de l’intérieur par des agents infiltrés comme Edith Cresson ou Isabelle Alonso qui, grâce à un physique avantageux, ont permis à la gente toute entière de s’insinuer dans les mailles d’une société virile et chaleureuse, contournant à la fois les lois divines et la logique Darwinienne.

Nous sommes faits comme des rats, c’est une question de temps.

L’unique solution consisterait à sélectionner quelques femelles reproductrices, choisies par les soins d’une commission que je me propose de présider et de lyophiliser les autres afin de construire à moindre coût des habitations écologiques en brique de femmes.

Cordialement

Pierre-Emmanuel Barré

 

Contre la pédophilie, armons nos enfants.

à Outreau, on attend les touristes de pied ferme.

Écoute-moi bien espèce de malade, me  murmure Bernard-Henri, tu vas nous détacher, Arielle et moi, et tu vas immédiatement ôter l’intégrale de la comédie humaine de nos anus.

Son œil fonctionnel se pose sur le canon du 357 Magnum.

Deux coups de feu claquent, assourdis par d’épais murs.

Quelques pigeons s’envolent sans bruit, boulevard Saint-Germain.

Paris se réveille et deux corps fumants s’éloignent peu à peu, porté par l’eau noire des égouts.

Pierre Perret défèque sur le capot de ma Clio©.

Je me réveille, glacé de sueur.

 

Page de publicité

« Vous êtes stérile ? Bien fait. »

Fin de la publicité.

 

Comme dit Arlette Chabot , « Il n’y a pas d’heure pour l’apéro »

Et elle a bien raison mais le sujet du jour est bien plus léger puisque nous abordons le problème du tourisme sexuel. Malgré l’incroyable effort fourni par les cafetiers, les hôteliers, les parisiens et surtout, les chauffeurs de taxi* 1, la France reste depuis plus de vingt ans la principale destination touristique mondiale.

Chaque année, ils sont près de 80 millions à venir utiliser nos toilettes, voler des places assises à nos vieilles et donner de l’argent à nos clochards.

Mais la France est elle armée pour faire face à la concurrence grandissante de certains pays d’Afrique ou d’Asie qui n’hésitent pas à sacrifier la virginité de leur progéniture pour appâter le chaland ?

Non, bien entendu.

Pourtant le tourisme représente près de 60 milliards de dollars pour l’économie Française et tôt ou tard, il faudra se serrer la ceinture ou desserrer celle de nos enfants. Les Français n’ayant clairement pas l’intention d’abaisser leur niveau de vie, il est important d’envisager dès maintenant l’entrée de la France sur le marché en plein essor du tourisme sexuel.

Comment ne pas reproduire les erreurs commises par les pays précurseurs du genre ?

Comment résoudre les problèmes d’hygiène ?

Comment mettre en avant un produit labellisé français, du terroir ?

Comment passer outre une législation sévère, écrite par des puritains soixante-huitards ?

Comment rester le pays de Voltaire quand on viole nos enfants dans de gigantesques complexes balnéaires et que Marc Levy est en tête des ventes?

Telles sont les questions auxquelles nous devrons répondre durant ces prochaines années, si nous voulons tous un téléviseur 3D. C’est pourquoi je mets en place dès maintenant un grand grenelle du tourisme sexuel afin de proposer aux routards de demain une alternative nationale, ludique et concurrentielle. Chaque citoyen est invité à se joindre au débat.

Cordialement

Pierre-Emmanuel Barré

 

 

 

Notes:

  1. Qu’ils soient damnés pour l’éternité, que leurs corps soient souillés, qu’on les enterre la tete dehors et qu’on les utilise comme toilettes publique, que leur familles soient violés par Jean Roucas.

Israël – Palestine, l’effroyable Vérité.

Un rabbin apprenant l’effroyable nouvelle.

La nouvelle est tombée comme un couperet le 29 Février 2009, mais je l’apprends à l’instant.

Tom, le charismatique leader du groupe Tokio Hotel a été admis d’urgence à l’hôpital de Hambourg pour un herpès génital aggravé.

Il semblait pourtant peu probable à la communauté scientifique que le jeune homme soit apte à s’accoupler au vu de son taux de testostérone inhabituel, mais si les voies du seigneur sont impénétrables, il s’avère que celles des fans sont tout à fait praticables.

Même si le pronostic vital n’était pas engagé, la dépêche, publiée à 22h par l’AFP avait de quoi alarmer les aficionados du groupe. Philippe Manoeuvre  lui-même aurait fait part de sa vive inquiétude aux proches de la victime.

Hélas, il fallait s’y attendre, le lendemain, à l’aube, l’attachée de presse du groupe annonçait à la face du monde avec une voix pleine d’amertume le non-décès de Tom, provocant un vif désarroi dans les rangs de l’intelligencia européenne.

Les funérailles n’auront pas lieu, et c’est bien dommage. Un tragique destin à la Jim Morrison aurait sans doute contribué à rendre le groupe immortel.

Tout cela n’a strictement rien à voir avec le sujet de la chronique, mais il est toujours plaisant de rire du malheur de Tokio Hotel, surtout quand il s’agit d’infections uro-génitales.

 

Pierre-Emmanuel Barré